Gestion28 juillet 2026 5 min

Relancer un impayé sans braquer le client

Trois messages, trois moments, trois tons. Et l'erreur qui transforme un oubli en conflit.

L'erreur de départ

Écrire la première relance en supposant la mauvaise foi. Dans la grande majorité des cas, la facture est passée à la trappe : changement de comptable, e-mail dans les indésirables, dossier posé sur un coin de bureau.

J+7 — le rappel

Court, factuel, sans reproche. « Je me permets de revenir vers vous concernant la facture F-2026-0021 de 1 284 €. » Tu redonnes le lien de paiement et tu t'arrêtes là.

J+15 — la relance ferme

Tu rappelles l'échéance dépassée, tu mentionnes les pénalités prévues au contrat et l'indemnité forfaitaire de 40 €. Le ton reste professionnel : tu constates, tu n'accuses pas.

J+30 — la mise en demeure

Lettre recommandée avec accusé de réception. Elle fait courir les intérêts et constitue la preuve exigée avant toute procédure. À ce stade, la relation commerciale est secondaire.

Ce qui évite les trois

Un acompte à la signature, une échéance écrite sur la facture, et une relance préparée automatiquement au bon moment. Le plus dur, dans une relance, c'est de se souvenir de la faire.

Relancer un impayé sans braquer le client
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